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Le blog à fifi, julie et marylene... dont le sujet est "fifi, julie et mimi survivent a la mort et ecrivent sans accents sur des claviers qwerty en Australie" (^_^)
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On s'est enfuit de la salle VIP ou dort maintenant Cedric (chacun son tour, gros malin) pour evoquer non sans douleur - j'en rajoute a peine- nos derniers moments en Australie. Moi, contrairement a Fifi, je suis a peu pres certaine d'y retourner car bien consciente d'en avoir a peine apercu les merveilles. Deja, on s'est contente de la cote Est, tres touristique, plutot que de decouvrir la cote Ouest, qui est unanimement reconnue comme la plus belle, la plus interessante, la plus sauvage et aussi la plus deserte. Temoignage sommaire recueilli aupres de deux allemands defonces a Cape Tribulation ' C'est tres beau... mais y a personne, quoi'. Autre delire, quoi. Au rayon des regrets, le caillou du Centre et le parc Kakadu. Entre les avions trop chers et les excursions formatees, le touriste backpacker se trouve confronte a un dilemme : rentrer chez lui ou repartir a la cueillette. Alors, oui, je repars chez moi, mais c'est a charge de revanche.

Un travelleurs rencontre au debut du voyage, Leo - Leo, si tu nous lis....- , nous serinait sur ce que lui avait apporte l'Australie. "J'ai appris a mieux me connaitre" nous disait il. 'Tu verras, parfois, tu auras envie d'egorger tes partenaires de route mais ensuite, il faut repartir, donc tu mets ton orgueil de cote". Je n'ai pas trop eu l'occasion d'experimenter cette sensation de haine envers mes collegues. Trois mois, ce n'est pas un an. Ce voyage n'a pas ete exempt d' embrouilles ( le debat " les animaux ont ils une conscience" a failli avoir notre peau), embrouilles qui parfois ont atteints des sommets de violence 'Si c'est comme ca. on vends le van et moi, je continue  a pied' , mais s'est quand meme deroule dans le respect et la bonne humeur : cette derniere phrase est entierement dirige vers nos parents.

Non sans rire, je vous le dis par blog mais j'ai adore voyager avec vous. Ca va etre bizarre de ne plus vous voir 12  heures par jour, de ne plus entendre le bruit de la Ds agrementer nos matinees, les frottements des pages des bouquins, de ne plus attendre Julie lorsqu'elle se repoudre le nez, , ne plus attendre tout court d'ailleurs(), ne plus reflechir intensement sur le menu du jour ( menu filet-o-fish, veggie delite, sushi ?), ne plus se faire emmerder quasiment non-stop par Cedric. Bref, je retourne a la routine ou plutot a un programme qui d'emblee alleche : lundi je dois m'inscire aux assedics et commander un nouveau permis de conduire. Trop Cool !

S'il y a un truc que-je-garderai-tout-au-fond-de-mon-coeur et qui va drolement nous manquer, c'est sans niaiserie aucune la grande gentillesse des habitants de ce foutu pays. Un stage obligatoire au pays d'Oz devrait etre obligatoire pour chaque ressortissant parisien. Oui, oui.

On est donc de retour jeudi et il parait que le pays a bien change. Bayrou est devenu le troisieme Homme de la presidentielle et Melissa Theuriau se tape Jamel Debouzze. C'est comme les enfants la France, on s'eloigne de la salle de bains et ils balancent l'eau hors du bain.

Ca ete gentil de nous ecrire. Je tiens a remercier les collegues-amis-fans de Cedric qui ont fidelement commente de leurs privates jokes ce blog

En esperant que ce dernier va faire une economie de racontages post-Australie.....

See Ya !

Posted on mardi 03 avril 2007 à 10:42 in marylene - 0 comment

Aujourd'hui est un grand jour puisque Julie P., grande pretresse de la beaute et bien sur, de la sante, fete ses 24 ans.  Alors pensons a elle car elle passe actuellement la journee en huis clos sur un bateau pour passer son niveau de plongee. Enfin, elle n'est pas seule mais chacun sait que le bon Fifi n'est pas le plus doue pour se souvenir des anniversaires.

Ce voyage en Australie m'a fait decouvrir Julie P. sous toutes ses coutures. Je me ferai un plaisir de vous les faire partager , mais la, je suis actuellement en pleine jungle et Internet coute 4 dollars le quart d'heure. Fuck.

Aujourd'hui, chacun doit se souvenir de ce qu'il doit a J.P. Pour mon cas, ses conseils en matiere de teint mat et d'exploitation de mes larges paupieres me serviront toute ma vie.

Joyeux anniversaire Julie, le petit bonbon pas ( trop) casse bonbon !

Posted on vendredi 23 mars 2007 à 02:29 in marylene - 8 comments

Etre raciste, on est d'accord, c'est pas bien. Mais bon, tracer quelques generalites sur les differentes especes humaines rencontrees dans les backpackers australiens ne peut faire de mal a personne. Et en plus, on ne s'epargne pas, la preuve....

Le Francais : Deja, c'est une petite caisse. Il voyage jamais seul, contrairement aux autres nationalites en lice. Son accent pourri le disqualifie direct. Il met les accents n'importe ou, utilise des franciglismes.... une catastrophe langagiere. Des qu'il parle, l'interlocuteur a tendance a sourir betement et a assortir sa grimace d'un " j'adore votre accent' des plus attendu. Lourd. Et c'est ensuite parti pour la serenade des Bonjou/ merci/ du baguette s'il vous plait/ voulez vous coucher ave moi. Parce que, bien sur, tout le monde a appris le francais au college mais a oublie -mais aimerai bien re-apprendre quand meme.. bref.

L'Allemand ( dit aussi le Germain) : Alors celui-la, il est partout, dans toutes les villes, tous les fruitpicking, tous les circuits touristiques, seul ou entre amis. C'est le Touriste Ultime. Pour l'aborder, c'est simple : 'Where do you come from' 'Ahhh, Germany, I met so many german people here' 'Yes, I Know, blablabla'. J'essaie de pas le faire mais rien n'y fait. Ma langue parle toute seule.

Le Canadien : En 5e, souvenez-vous, il y avait toujours un boulet. (parfois, c'etait vous mais bon c'etait l'ancien temps hein). He ben , dans le backpacker, c'est pareil. Le boulet est fatalement canadien. Pourquoi ? Bourrin, regard bovin, blagues lourdes.... et si on se plaint, il y aura toujours quelqu'un pour repliquer ' Come on !!! He's canadian !!!".

L'Israelien : L'Israelien, c'est un peu le gars de cite du backpacker. Toujours en bande, il enchaine discretement les verres de whisky dans sa tasse a the. Son charisme fait peur aux canadiens. Poli, courtois, il a tendance, net, a ne parler qu'aux garcons. Par contre le soir, bourre, il tente le tripotage de genoux avec force declarations romantiques " I see lots of things in your eyes'. Chaud.

Le Japonais / le Coreen : Il voyage seul, et veut experimenter plein de trucs. Il parle pas bien anglais mais s'en fout. Il sait a peine nager mais passe son certificat de plongee. Il veut tout tester meme la coke. Le Japonais/ Coreen a plein de choses a partager avec les autres backpackers mais seuls certains ont le pouvoir de percer leur secrets. On reconnait le Japonais/Coreen au fait que Cedric n'est jamais bien loin, le bombardant incessamment de questions-traductions 'Comment on dit merci?' 'comment on dit oignons?' 'comment on dit batard ?.

La Suedoise : Deteste par Princesse Julie, la Suedoise dechaine les regard tant masculins que feminins. Quand elles deboulent, votre taux de presence se reduit considerablement, jusqu'au niveau zero probablement. Elle ricane ferocement et on l'aime pas. Caca.

L'Espagnol : L'Espagnol dans un backpacker , c'est un peu comme Fez dans That' 70 show. Il est tout seul, personne le comprend, personne n'arrive a prononcer son nom mais tout le monde traine avec.

Voila pour l'ethnographie du pauvre d'un backapacker type en Australie.... j'ai oublie plein de nationalites mais la tout de suite, comme j'ai faim...

Posted on mardi 20 mars 2007 à 09:55 in marylene - 3 comments

Ca y est, nous nous sommes evades d'Innisfails. On est sains et saufs. On a echappe aux cyclones, a la tinia (infection des pieds des bananas workers), aux puces, aux araignees mortelles. On s'est evade non sans regrets quand meme. L'avantage, quant tu travailles dans des conditions precaires et que tu vis dans une jail, c'est que tu crees une belle complicite avec tes partenaires de galere. On a donc quitte nos allemands bourres, nos quebecois tatoues,nos belges fatigues, nos hollandais dragueurs, nos irlandais encore-plus-bourres, nos israeliens rastas, notre placide colocataire coreen, notre cuistot espagnol, bref que du beau monde qui nous on fait une belle petite fete de depart comme dans une colonie de vacances - bon, certes on a 23 ans et le monde est moins joli mais bon, ca fait plaisir. C'etait presque snif.

Nous voila donc arrives a Cairns ou nous comptons bien vendre Scottie, Et rapidos, car si on le vend pas, on ira pas au Centre rouge de l'Australie mater Uluru, le Gros Rocher. En meme temps, meme si on vend la caisse, c'est mal parti pour le gros Rocher qui coute la modique somme de 1000 dollars (800 euros). Soit deux semaines de souffrance bananiere pour 3 jours de rocher. Hum.

En tout cas, Cairns merite le voyage en Australie a lui tout seul. A part vendre la voiture, nos journees semblent se resumer a comparer les prix des croisieres sur la Grande Barriere de Corail, choisir si oui ou non, on se tape un trip sur une ile deserte ou si on fait la randonne en foret tropicale. Les temps sont durs les amis. Et vous, le bureau, c'est cool ?

Posted on mardi 13 mars 2007 à 02:02 in marylene - 12 comments

Aller en Australie, c'est la joie. Sur. Apres, il faut savoir qu'il ne suffit pas d'y aller pour etre heureux. Diverses rencontres en temoignent.... Grace a notre ami le fruitpciking, nous connaissons les affres de ceux qui, faute d'organisation, ont parfois le sourcil qui tire vers le bas. En premier lieu, ils ont cru naivement se faire des sous en Australie. Or, il faut pas rever, le Visa Working holiday a plus ete concu pour voyager tout en travaillant, mais toujours dans l'optique de bouger. En d'autres termes, le fruitpicking semble le plus indique et croyez moi, on ne fait pas fortune en cueillant des bananes/tomates/citrons. Apres, il y a ceux qui choisissent de vivre en ville, d'economiser et ensuite de partir. Pas con.  Mais il faut avoir le temps, maitriser l'anglais, souffrir de l'accent et s'impliquer un minimum dans le boulot choisi -parce que des milliards de backpackers en sueur attendent derriere, leurs Cv couleur a la main.

On a rencontre plein de travellers en galere, a Innisfails et a Bundaberg. Leur signe particulier : ils n'ont pas le choix. Ils arrivent souvent dans le workhostel - la ou on vit, sorte d'auberge de jeunesse avec agence d'interim integre- sans meme pouvoir payer le loyer. Ils sont la depuis longtemps, plusieurs mois meme, et n'ont pas visite ne serait ce que la cote Est.  Leur premier peche est d'etre reste a Sidney trop longtemps au debut et d'y avoir claque leurs precieux dinars, grise par le taux de change avantageux.  Ensuite, prenant conscience de l'imminence de leur ruine, ils se sont precipites dans le premier plan fruitpciking trouve. Et pas de chance, lls se sont retrouves dans un worhostel qui faisait payer le loyer sans trouver de travail, comme a Bundaberg. Mais bon, contrairement a nous, (hihi), nos chers travellers en galere, eux, sont restes.  Et longtemps : deux mois, trois mois. Le sens de la galere, parfois, ne s'explique pas, il se vit tout simplement.

Le defaut de ces jeunes gens trop naifs ? Ils veulent se faire l'Australie. Pour cela, ils bossent partout, se mettent en galere parce qu'ils ne connaissent pas les bons plans et au final, ne visitent rien ou presque. Le traveller en galere trouve son incarnation la plus emouvante en l'un de nos collegues backapckers. Il est allemand et doit cueillir des bananes pendant trois semaines non pour financer son trip mais tout simplement pour revenir a Sidney et survivre jusqu'a son depart... Exciting ! Ah oui, j'avais oublie, le travelleur en galere boit pas mal pour oublier, et claque du coup ses dinars un peu betement...

Voila tout ca pour annoncer, dans un grand moment d'auto-satisfaction, parce que oui, l'auto-satisfaction ca sent bon, qu'au final, on ne s'en sort pas trop mal !

Voila ! Bonne semaine les copains !!!!!!

Posted on lundi 05 mars 2007 à 09:51 in marylene - 5 comments
Alors, il va falloir s'y habituer, cette semaine, on va parler Banane. Oui, la banane que l'on mangeait naivement autrefois sans avoir connaissance de tout le processus qui precedait son arrivee dans nos petites quenottes. He bien, maintenant, cette banane, je la savoure avec  respect.
Depuis lundi, je m'adonne a sa culture et sans deconner, ca me troue les mains. Au sens propre, hein. Lundi, j'ai fait des 'string', c'est a dire ficele des plants de bananes entre eux. Bon, je dis ca, en fait, je l'ai pas fait, le gars m'a explique cinq fois comment on faisait et. devant mon incompetence a abandonne. Ensuite, il m'a mis une machette entre les mains et m' a enseigne la machetisation du bananier. Ca non plus, j'ai pas compris. Il faut dire, le fermier avait un accent qui decouragerait Aurelie Bourgeois. Mais bon, j'ai machetise. J'ai du machetise n'importe comment puisqu'il m'a raccompagne a la maison a 11 heures.  'The day is finish' ? 'Yes'. 'Ok'. Ma carriere dans la banane avait pris un mauvais depart.
Depuis hier, de nouvelles perspectives d'offrent a moi. Je suis devenue... tueuse de troncs. toute la journee, dix heures par jour, de 7 heures a 17 heures (j'insiste, le temps a une importance primordiale), je suis armee d'un sac a diesel, d'une seringue et j'injecte le fluide dans des troncs fraichement coupes par mes comperes. Ca a l'air de rien comme ca, mais le meme geste toute la journee a des effets desastreux sur mes mains. J'ai desormais un gros trou sur ma paume. Snif... Les fermiers sont sympas, ca oui, ils petent et rotent toute la journee, ils sont a l'aise quoi. Parfois, ils me font une blague de cul que je comprends pas. Du coup, je ricane. D'ailleurs, je ricane toute la journee, a chaque fois que l'on me parle. Cela va peut etre devenir un tic. Ah, l'Australie....
Et enfin, les araignees.... Les plants de bananes regorgent de ces petites betes adorees. Il y en a de toutes les formes, de toutes les couleurs. Un mythe vehicule par tous les backpackers parlent d'une araignee enorme, poilue, qui se trouverait dans les plants de bananes. ' She's not  dangerous but she's really ugly'. Celle la, je ne l'ai pas encore croise. Mais bon, il reste encore 7 jours a tirer ! 7 jours a se lever a 5h du matin, a travailler dix heures par jour, a rentrer les ongles noires et les chaussettes mortes, sept jours encore a se faire raccompagner a demi-mort au backpacker. Sept jours a se prendre des toiles d'araignees dans la face et a boire du diesel par accident ! Yepaaaaa !!!!
Big Money! Have fun !
Posted on mercredi 28 février 2007 à 09:13 in marylene - 0 comment

Airlie Beach, que nous squattons assidument depuis quelques jours est le lieu d'un type de manifestation dont on connaissait l'existence mais auquel on n'avait jamais assiste, nous pauvres et prudes francais : Le Concours de Tee Shirt Mouilles. L'objectif, comme l'indique l'intitule, se mouiller le tee shirt, et ce afin d'exhiber de la maniere la plus provocante possible ses attributs feminins. Apres, tous les coups sont permis pour eliminer la concurrence.  La gagnante gagne 500 dollars cash. Hum... Apres une demi seconde d'hesitation (une heure d'humiliation = 1 mois de cueillette de haricots = 500 Dollars), Julie et moi decidons que notre place est dans le public. Un public chauffe a bloc, puisque le processus d'elimination repose sur l'applaudimetre. Les gars sont donc au paroxysme de l'excitation, les filles, dopees par l'eau glacee et les cris primitifs, montent toujours plus haut dans le degre de chaudasserie.

Ce n'est pas a celle qui a les plus gros seins mais a celles qui en montrent le plus, qui excitent le plus le public. Parfois, quand elles tardent a montrer leurs loches, les vigiles interviennent et leur arrachent le T-Shirt. L'animateur dont l'humour grivois atteint des sommets ponctuent tout cela d'interventions toutes aussi intelligentes les unes que les autres (bon, en meme temps, personne n'est la pour etudier Nietzsche) , tout ca, sur font de musique des Pussycat Dolls. Le spectacle se conclut sur une scene orgiaque, ou toutes les participantes se font re-tremper et re-donnent le maximum sous les hurlements de l'assistance.

Nos oreilles en ont pris un coup, et nos tee shirts aussi pour le coup - parce que bien sur, certaines carafes d'eaus se perdent dans le public. Une soiree passe sous le signe de la finesse et de la difference culturelle, qui nous enrichit ( ou pas )

Posted on mercredi 21 février 2007 à 03:14 in marylene - 5 comments

Nous voila rentres de notre sublime croisiere sur les iles Whitesundays. Sublime ? Ca dependait des moments en fait... Deja, il y a eu la pluie, qui nous a gache la censement magnifique vue sur le Whiteheaven beach, celle que l'on voit dans tous les bons guides touristiques. Et un temps globalement maussade. Mais comme on est des gens fun et positifs, on a carrement apprecie la plongee sous marine et le snorkel qui nous a permis de voir les zolis coraux et les poissons de toutes les couleurs. Et ca, comme dirait mon ado de petite soeur 'C'etait trop cool'.  Et pis cette croisiere a aussi ete l'occasion d'etudier les moeurs festives de nos amis australiens. Le soir, seuls sur une peniche, loin de tous les regards et toutes les restrictions propres a ce pays ( pas le droit de fumer dans les endroits publics ni a 4 metres des endroits commerciaux, pas le droit de boire dans la rue etc...), les australiens se lachent, boivent comme des trous, fument a s'en trouer le poumon. Nos Gentils Organisateurs agrementent les soirees de drinking games tout aussi stupides les uns que les autres et tout le monde finit d'une maniere lamentable.

Mais au matin, on fait pas le fier. Chacun s'en va vomir discretement, vaincu par la stabilite tres relative de notre navire, qui n'a pas rempli toutes les normes de securite de l'Association des Bateaux ( bon, ca a un nom plus complique certes mais on va l'appeler comme ca).

Ensuite, chacun se retrouve sur Airlie Beach pour une re-soiree de cuite. Decidement. C'est l'occasion pour nous de retrouver dans cette petite ville d'une rue, certains de nos aimables compagnons de Bundaberg ( les haricots tout ca...). Certains d'entre eux se sont fourvoyes dans un obscur plan de plantation d'arbres encore pire que les haricots : payes 45 dollars pour quatorze heures de travail harassants. Nous allons de ce pas les retrouver a Innisfail, un peu plus au sud pour du bananas picking. Va t-on se faire encore entuber ? Affaire a suivre....

Cette croisiere a aussi ete l'occasion de re-verifier la gentillesse qui regne en maitre dans ce pays. Un bon suedois (bon, Ok,  il etait un peu pervers aussi), nous a offert sa reservation pour une jolie chambre double pour ce soir. Certes, on va encore dormir serres comme des sardines mais au moins on va echapper a l'humidite qui commence a dicter sa loi dans notre van. Mes deux comperes sont en train de gaiement la squatter et ce afin de s'adonner a leurs faiblesses respectives : un masque pour le visage pour Julie ( qui fait d'ailleurs flipper), la Ds pour Cedric.  

Posted on mardi 20 février 2007 à 09:40 in marylene - 0 comment
Ce titre, une fois de plus racoleur, pour raconter une experience inoubliable que j'ai vecu ici, en terre d'Oz et qui atteste de la qualite aventuriere de nos peripeties.
Parfois, on se sent particulierement desirable. il y a quelques jours, j'ai ete bouleversee par l'effet et le plaisir que je pouvais procurer. C'etait une nuit chaude, chaude comme peuvent l'etre les nuits australiennes. Je me reveille, comme differente. Je sens que l'on s'est fait plaisir sur moi, a mon insu. Un veritable festin sur mon corps. Mes colocataires d'infortune n'y sont pour rien, que nenni. C'etait l'Autre, ou peut etre les Autres.
Ceux ci ont realise une veritable peinture rupestre sur mon corps. Peut etre voulaient ils communiquer avec moi par ce biais ? Peut etre voulaient ils me demander la permission, mais qu'ils voulaient pas me reveiller ? Dans tous les cas, ils ont voulu me prouver leur amour. Ils m'ont revele dans mon essence la plus pure ; ils ont confirme ce que j'etais , un etre de chair, mais surtout de sang.
Ces Autres ont fait tout bonnement la teuf sur mon corps.
Ces Autres, ce sont les moustiques, que l'on appelle ici mosquitos, mais ne vous laissez pas amadouer par la connotation mexico-rigolo.

64 piqures, rien que sur mes bras et mes chevilles.
Ben, la sensualite, ca gratte.
Posted on jeudi 15 février 2007 à 11:34 in marylene - 9 comments

Comme j'adooooore faire les comptes ce qui me fait passer aupres de mon entourage pour une radine (mais un agenda est tellement plus joli lorsqu'il est rempli de hieroglyphes, nan ?), je vais vous faire part de mon compte rendu mathematique de ces 37 jours passes au pays de Russel Crowe.

C'est parti !

Nous avons dormi 12 jours dans des auberges de jeunesse, 3 nuits en camping, 1 nuit dans un bus et 21 nuitees dans notre bon vieux Scottie. On se les ai caille une fois en dormant dans les montagnes et on a cuit tout le reste en pieutant sur des plages ou meme dans la rue. On a passe 7 jours a Melbourne, 3 jours a Sidney, 10 a Brisbane, 2 a Surfers Paradise, 3 jours trop longs a Bundaberg la Maudite, 1 a NImbin, une sur le port de Newcastle, une a Coffs Harbour, 1 a Port Macharie, 1 a Palm Beach, 1 autre , mythique a Emerald Beach,  1 a Coffs Harbour, et 1 a Maryborough, que l'on prefere oublier.

On a teste toutes les douches publiques de la cote Est, toutes les douches de plage et squatte moults douches de backpackers. Big up aux australiens : tout est clean !

Cedric et Julie se reveillent en moyenne a 10 heures et moi a huit heures - ce qui me vaut de longues ballades matinales et la tache de trouver des douches-

On est alle deux fois au cinema, une fois voir un bon film, le Labyrinthe de Pan, et une autre fois pour un caca The Epic movie des freres Wayans. Le cinema coute cher, 13 dollars en moyenne.

On a claque 430 dollars d'essence pour 4000 kilometres, on a  eu 3 amendes, que l'on paiera pas meme pas. Julie a conduit tout le long, ce qui lui vaut un monobronzage du bras droit.

J'ai claque le quart de mon budget et gagne 70 dollars. 40 dollars pour deux heures de service dans mon restau et 30 dollars pour huit heures de cueillette de haricots. Australie, terre de contrastes...

Niveau bouffe, on a mange un nombre incalculable au Subway et on a tout teste : le Veggie Delite, le Italian BMT, les sandwiches du jour, le pain au miel, aux herbes, toutes les sauces, les toastes et pas toastes, toutes les combinaisons possibles... Une question m'obsede : pourquoi ce truc la ne marche point en France ?  

Au chapitre des pertes, je suis la grande gagnante avec mon pantalon fetiche, mon livre de Johnathan Safran Foer, ma tong gauche a fleurs, ma tong gauche a coquillage (ggr), mon permis de conduire international ( bon, certes, qui me sert pas a grand chose) et le plus triste, mon porte-monnaie qui etait tout nouveau, tout beau et qui avait rempace l'epave que je me trainais depuis mes 14 ans.... Julie a quant a elle, perdu une vieille pompe.  C'est meme pas juste.  On soupconne Scottie d'avoir un trou secret qui mangerait nos biens. Affaire a suivre....

Voila pour les chiffres ! C'est tellement jouissif a ecrire ( bon a lire je sais pas!)

Posted on vendredi 09 février 2007 à 10:50 in marylene - 3 comments
O toi, qui vit a Paris et qui profite de tous les biens mis a ta disposition pour assouvir ton insatiable besoin de confort,
O toi, oui toi qui rale car tu travailles sept heures par semaine pour un stage paye 300 euros le mois,
O toi qui n'a de cesse de pester contre ton maigre smic qui ne te permets pas de vivre dans le luxe que tu convoites avec avidite
O toi qui nous envie car nous sommes en Australie et que ca fait 31 jours que l'on se les glande les c......
O toi, qui en a marre de la grisaile parisienne

Oui, toi.

O toi, pense a nous , qui apres avoir passe une delicieuse nuit dans un van surchauffe et qui delivre de delicates odeurs de transpiration et de cakes a la banane moisis, allons nous leve a cinq heures du matin pour aller tater des haricots, paye cinq euros le sceau donc ( mais bon comme on l' a dit souvent lors de notre interminable debat philosophique du soir " cela depend du sceau, et cela depend de la taille du haricot aussi").

O toi, pense a Julie aussi, qui n' a pas de chaussures fermees et qui demande avec une emouvante innocence 'Ce n'est pas grave si je porte des tongs?' et notre aimable mere maquerelle de lui repondre d'un air evapore 'Mais, vous savez, ce ne sont que des haricots....'
Posted on lundi 05 février 2007 à 12:04 in marylene - 6 comments

Apres cette breve incursion dans l'univers de la prostitution, et une autre toute aussi breve dans l'univers du marketing ( = entretien avec un grand malade qui parlait plus vite que la lumiere ), nous voici donc un peu decourage. Bon,  c'est normal aussi. Quand on vous dit que trouver un travail en Australie, c'est facile , il fallait juste comprendre y a moyen. Fallait donc pas s'attendre au bout de trois jours a des street fighter pour vous lecher la tong, Mais on n'etait pas prepare a une telle ignorance. Quand soudain la lumiere m'apparut a un restaurant italien 'vous etes libre demain pour un essai?' 'Of course'. Jusqu'ici tout va bien, joie et espoir. Mais c'etait sans compter un element primordial : Les Australiens. Ou plutot, ce fucking accent des Australiens. Si le restau etait tout ce qu'il y a de plus normal, sauf peut etre une carte un peu compliquee, son equipe tout a fait sympathique, l'accent de ses clients s'est acheve de mettre a mal toutes mes pretentions. Or, faire repeter son patron parce qu'on a pas compris la traduction de peperroni, ca passe  mais faire repeter quatre fois le client qui demande un pauvre cafe, c'est moins gagne.

J'aurai au moins gagne 40 euros dans cette histoire. " on a encore deux essais demain et apres demain, je vous rappelle si vous etes retenu" = ce qui veut dire en langage restau " Plutot m'arracher les tetons que vous embaucher dans mon restau". Allez, c 'est pas grave, on va cueillir des citrons par 38 degres, ca me fait bien plus delirer..... Arfgh !!!!

Posted on jeudi 01 février 2007 à 16:00 in marylene - 6 comments

Franchement, j'aimerai dire qu'il nous est arrive plein d'aventures, tout ca, que l'Australie ce n'est pas que pavaner en maillot de bain Billabong... Mais bon, la vie est ainsi faite et parfois l'evidence vous eclabousse le visage : l'Australie ( ou plutot notre Australie), c'est quand meme pas mal de moments suspendus. Depuis que l'on est arrive a Brisbane, vendredi, le temps semble s'etre arrete. La faute peut-etre au lagon articiel, qui est un veritable appel au prelassement. Kesako un lagon artificiel ? Tout simplement une plage artificielle, sans meduse mais avec beaucoup de sable, eclaire et ouverte toute la nuit le tout avec une temperature ideale... humm...

Promis, la prochaine fois que j'ecrirai sur le blog, ce sera pour dire que l'on a trouve un boulot trop chaud et que l'on s'est fait piquer par des araignees trop moches et mechantes.

Posted on dimanche 28 janvier 2007 à 07:15 in marylene - 0 comment

Apres la douceur de Byron Bay et de Nimbin, nous n'etions pas prepares a ce qui nous attendait : Surfeurs Paradise ! Rencontre improbable entre Miami et Center Parcs, la ville-lumiere de l'Australie contraste severement avec le reste du pays.

Tout est pretexte pour rendre hommage aux surfeurs, mais on se croirait dans une parodie de Brice de Nice : bancs en forme de surfs, sculptures a la gloire du surf.. ( Quand l'Australie est en galere d'histoire Huhu...). Paradis pour les touristes, la ville reste un enfer pour ces memes sufeurs tant elle manque d'intimite. ... 'Surfeurs' ( oui, je sais, je dis surfeurs a chaque phrase , mais en meme temps, y a pas de synonme huhu), comme l'appelle les intimes grouille d'appels a la consommation. Toutes les grandes enseignes y sont representees et imposent leurs stimulis tentateurs.  En deux jours, j'ai mange 3 Veggie Delite (Subway), un Hungry Jacks ( Burger King), six Caffe Latte et des Ices Chocolate de chez StarBucks plus des millers de jus d'orange, Ice tea et autres gateries qui te bouchent les arteres.....  Que dire de plus de Surfeurs ? Heu... il fait chaud et on y a teste les boites. He heu bon, c'etait pas gagne....

Aujourd'hui, retour dans une ville un peu plus reelle : Brisbane. A priori ca a l'air cool. on pense meme  y travailler. En fait, c'est pas on pense mais il faut travailler.  En attendant de conquerir Brisbane et le monde, on va surement dormir dans le parking. Envieux ?

Posted on vendredi 26 janvier 2007 à 13:15 in marylene - 4 comments

De mes rares echanges electroniques, une question revient souvent : 'Mais qu'est ce que vous faites concretement ?'. Apparemment, ce blog ne serait pas assez explicatif ? Alors en fait depuis dix jours, depuis que l'on a notre van en fait, on a roule de Sidney jusqu'a Byron Bay (la on ou est aujourd'hui). Et kekonfait de nos journees ? Ben on crame, on boit des smoothies et des cafes latte, on achete de la bouffe qui tourne dans motre caisse a bouffe ( pourquoi on a pas achete de glaciere ? La question reste en suspens....), on parle avec des gens tres bavards. Julie et moi, on galere un peu pour comprendre les gens quand meme... Les australiens ont un fucking accent - on ne nous avait pas menti. Ils ont des expressions qui reviennent souvent comme no worries qui veut dire a la fois 'merci' ,'de rien', 'cool', enfin tout ca. Ils disent aussi souvent ' basically' qui veut dire ' en fait', 'ah ouais', 'oui'... Halalala, ces anglo-saxons, ils ont pas de vocabualaire.

Mais je derive la.... donc nos projets maintenant, ( enfin, mon projet, je sens les deux semi-convaincus) : trouver du taf bon sang de bonsoir !!!  Bref quelque chose pour mettre un peu de beurre dans les epinards et pour encore mieux profiter apres ! Parce que la, on est tous les trois crames et rouge et comme dirait l'autre, p'tre ben que l'on reste un peu trop au soleil....

Et pour repondre a Monsieur X, on ne reste pas nos journees devant Internet, seulement quand il fait 40 degres dehors, la fraicheur d'un cafe Internet nous permet a nous ainsi qu'a a nos peaux brules de se regenerer. Hihiiiiiiiiiiii

 

Posted on mercredi 24 janvier 2007 à 06:40 in marylene - 0 comment

Hier et aujourd'hui, escale a Nimbin, petit village a 70 kilometres de Byron Bay, le paradis des surfeurs. Les surfeurs, ils aiment bien y aller a Nimbin, comme en temoigne le sosie de Owen Wilson rencontre hier sur une terrasse. Ils aiment bien mais comment dire... plutot pour se reposer des efforts fournis aupres des vagues, on dirait.  Nimbin,  c'est un espece de petit village auto-gere par des hippies qui ont quelque peu bloque dans leur trip et qui vivent en autarcie. Tout est ici pretexte a louer les vertus de la beu et du peace and love attitude. Les maisons sont peintes avec toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, les gens ont tous des rastas, il y a des coffee shops, un festival dedie a l'herbe, le 'Mardi grass'.. Mais que fait la police ?

A peine arrive que le gentil Jean-Michel, un charmant heroinomane, nous propose un petit 'pot'. Sympa. Plus tard, poses sur les tables d'un bar ( infeste de cafards soit en dit en passant), un denomme Boubou, sorte de Mister T baba,  nous accoste, squatte avec nous et nous vante les merites de sa religion, le 'Rainbow'. En quoi consiste le Rainbow ? D'apres ce que j'ai compris, a croire au pouvoir du violet ( la couleur, oui), savoir se connecter avec elle ainsi qu'avec toutes celles de l'arc-en-ciel. Le Rainbow, c'est aussi bien sur aimer son prochain, fumer des joints et marcher pieds nus tout en buvant du jus de gingembre. Le bon Boubou nous propose alors de l'accompagner au Rainbow Serpent, un festival qui se trouve a Melbourne. Le truc de notre vie, nous jure t-il. Il nous raccompagnera a Nimbin (plus de 24 heures de caisse), bien sur. Devant notre refus, celui-ci me pourra alors que constater notre rigidite. " C'est parce que j'ai l'air etrange?'. Heu.... Et celui-ci de retorquer que l'on rate un truc enorme, qu'arrive a Byron Bay, il ne nous manquera plus qu'a aller au Rainbow cafe et a expliquer que l'on a refuse d'aller au Rainbow festival...  Apparemment, personne ne nous croira....

En tout cas, Nimbin, ca vaut le coup.... Fifi, les photos !!!!

(ndf : les photos sont arrivees, maitresse...)

Posted on mardi 23 janvier 2007 à 12:02 in marylene - 0 comment

He oui, depuis lundi, on fait partie de la caste des vrais routards ! Parce que, oui, en Australie, il y a differentes castes de voyageurs. iL y a ceux qui prennent le bus et qui ont un programme pre etabli. Ceux la sont plutot du genre a avoir mal au dos et ont tout interet a etre riche parce que auberge de jeunesse tous les soirs, ca raque. Cette caste est moyennement respectee. Ensuite, il y a les "voitureux". Ceux ci se sont contentes d'acheter une caisse et campent tous les soirs, la plupart du temps dans des campings, d'autres fois sur des aires d'autoroutes. Ces voyageurs, ca va, on leur doit le respect. Et enfin, il y a la Caste Ultime, celle des Vrais-Gens-Qui-Se-Sont-Achetes-Un-Van ! You Hou ! Bon, je me la pete pas trop, parce que je n'ose pas encore le conduire.... Mais big up pour Julie qui a adopte la bete avec classe et sensualite.....

Donc depuis Lundi, nous sommes sur les routes, et mine de crayon, un autre voyage s'est ouvert a nous.... Paysages magnifiques, rien que de prendre la route, c'est un plaisir, plages paradisiaques, petites villes totues mignonnes... On a visite un hopital pour koala, on s'est reveille deux fois sur la plage, bref, on construit lentement notre decalage avec la vie parisienne !!!

Bon, apres, il y a la vie dans le van... qui demande patience, organisation et abandon de notion de confort... ca commence avec un matelas gonflable qu'il faut, comme son nom l'indique, gonfler.... avec une machine qu'il faut brancher sur la batterie d'une maniere peu conventionnelle ( A little tricks nous avait dit les allemandes qui nous ont vendu le van, grr). Ensuite, il faut savoir jongler avec le sens du rangement de vos colocataires de fortune... Il faut savoir se reveiller sous une chaleur de plomb, supporter l'odeur du garlic bread achete par Cedric qui pourrit dans la caisse a bouffe.

Il faut savoir aussi preserver son hygiene. Trouver une douche tous les jours est devenu un petit challenge. BIen sur, il y a les plages... Mais quant on y est pas, hum.... Trouver des chiottes les matin, bref, vive la vie de crevard s'ouvre a nous ! 

Posted on samedi 20 janvier 2007 à 02:34 in marylene - 4 comments

Nous avons rencontre au cours de cette premiere semaine de peregrinations une figure quelque peu recurrente : le traveller francais extatique. Plusieurs choses le caracterisent. Age environ de vingt cinq ans, il est souvent blond, a le cheveu ebouriffe, et correspond etrangement a l'idee que vous vous faisiez de l'Australien typique. En meme temps, pour vous, l'australien typique, c'est juste Drazic. Enfin, bref... il vous apparait d'une maniere un peu brutale ( cafe Internet, coin obscur d'une auberge non moins obscure)  en vous interpellant sur le mode "vous etes francais , moi aussi!!'. Il affiche d'emblee une banane d'enfer. Heureux d'etre la, il va vous le faire savoir par tous les moyens. Cernant votre cote candide ( ben oui, vous ca fait une semaine que vous etes la et vous vous etes toujours pas remis du decalage horaire), il va vous chanter le bonheur de vivre en Australie comme si il s'agissait d'un espece de monde parallele ou tout le monde est heureux. Lui, ca fait onze mois qu'il est la, il rentre bientot et angoisse de revenir. Il en a vecu des choses, le traveller extatique. il a peche des requins blancs, a saute en parachute, s'est pete des bras,  est tombe en panne dans le desert... il a fait tous les boulots : serveur, fruitpicker, racoleur de l'humanitaire.... Toutes vos lectures deviennent obsoletes. Le travelleur extatique est une mine d'information a lui tout seul.  Il vous donne plein de plans, vous fait l'eloge de la cote Ouest ( celle, bien sur , que vous ne ferez pas) et conclut, la larme a l'oeil, que l'Australie lui a appris a mieux se connaitre.  Serieux.

Plus tard, vous apprendrez qu'il a fait Assas ( ben oui, moi aussi) voir pire qu'il etait de l'ifp (putain, mais comme moi!!!!). D'un coup, le traveller extatique se devoile. il vous apparait soudain proche. Deviendrais-je bientot une travelleuse extatique moi aussi ???

Pourtant, tout n'est pas si rose dans la petite tete du T.E. He oui, le Working Visa Holiday ne dure qu'un an. Bientot, il sera de retour a Paris et souffrira du decalage entre ce qu'il a vecu ( la Jeep de malade, les lagons bleus, les araignees spatiales) et son ex-nouveau-quotidien ( un taf souvent bien glauque, genre ingenieur dans l'agronomie). L'Europe occidentale pullule de ces ex-travelleurs malheureux. N'hesitez pas a leur parler. Passez outre son petit regard superieur et n'oubliez pas d'agrementer son recit de 'wouah" admiratif. Ce gars est parti pour au moins deux ans de culte de ses souvenirs.

Posted on samedi 13 janvier 2007 à 10:34 in marylene - 7 comments

Marre de tes amis pourris en France ? ( non, je rie, je vous aime). Viens en pays d'Oz ( Ca fait branche de dire ca, hum). tu y rencontreras plein de nouvelles tetes qui viendront te scotcher a ta table de bar, qui te proposeront des tours en voiture et qui porteront des noms improbables comme Mouchtak ( Nom de Mahmoud sur une tete de chinois... etrange....) ou Damian. Au bout d'une semaine, ils te diront au revoir avec la larme a l'oeil, comme notre aimable tenancier Bob.

Mais comme la vie est une incessante bataille, tu te seras a peine attache qu'il faudra deja degager. Nous voila donc a Sidney alors que l on avait a peine apprivoiser cette ville sauvage qu'est Melbourne.

L'Australie, c'est l'emotion.

( Notons ma verve matinale, de qualite, mais 10 heures de bus, ca te casserai meme un agrege)

Posted on jeudi 11 janvier 2007 à 22:42 in marylene - 1 comment

Rapidement, dans un groupe, une dynamique se met en place. Chez nous, elle s'est instauree assez naturellement. Cedric prend en charge l'itineraire, reflechit intensement sur l'orientation dans la City, nous on reste derriere, on ricane et on parle de poil.  Le soir, fatigue par tant d'efforts intellectuels, The Brain se couche tot, non sans avoir use sa DS jusqu' a epuisement. J'espere que l'on va inverser la donne, sinon, y a de fortes chances pour que l'on revienne le cerveau tout mou. Mais bon, avouons le, Melbourne n'est pas vraiment une ville compliquee. on a l'impression de toujours tourner aux memes angles de rues et de revenir invariablement aux memes endroits. Mais des que l'on s'eloigne un tant soit peu du centre, le concept de 'carte' ou de 'plan' devient alors bien obscur. Ce qui nous vaut des pertes de temps de folie.  Des pertes de temps de folie mais aussi une alternative pour The Brain pour eviter nos sujets de conversation parfois... obscurs.

Sinon, je suis en train de devenir le cobaye de Julie.... Aujourd'hui, je suis sortie avec les paupieres vertes et un tatoo orange sur l'epaule... on est content.

Posted on mardi 09 janvier 2007 à 06:49 in marylene - 6 comments

Franchement, pour l'instant, tout se passe bien. Si il n'y avait pas ses satanees mouches qui nous pourrissent le kiff. Elles sont partout. Elles attaquent tous nos endroits vitaux, la bouche, le nez et nous coupent ainsi de la majeure partie de nos moyens de communication. Trop dur.

He oui, meme qund je pars en australie, j'ai toujours rien a dire.

( Si, si, hostels.com avait raison : Bob is really kindly ). Bob, marry me !!!

Posted on vendredi 05 janvier 2007 à 04:15 in marylene - 7 comments
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